J’ai peut-être trop tiré sur la corde ?

C’est bien connu : le mieux est l’ennemi du bien et je crois bien que j’en ai fait les frais !

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à 16:30 avec Thierry, avec Jean-Pierre qui nous a déjà accompagné sur la montée du Col des Ares et la récente sortie avec les élèves de CM1 et avec Franck, un parent que je ne connaissais pas encore, pour reconnaître et baliser le circuit que nous allons effectuer ce vendredi 7 juin.
Initialement, j’avais prévu de me rendre directement et par la route, au parking sud de la Forêt de Buzet. Mais finalement, suite au désistement de dernière minute de Bertrand, Thierry nous a proposé de partir ensemble de l’école.

Dès le départ, dans la petite montée du Bois de Saget sur le chemin de l’école, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Impression confirmée quelques kilomètres plus loin sur la route vers Lapeyrouse-Fossat. J’avais les jambes lourdes et le souffle court, ce que j’ai un peu trop hativement mis sur le compte de la chaleur. Comme annoncé par les prévisionnistes, la météo a bien changé et le soleil est maintenant dominant. Pas trop tôt après d’interminables semaines de mauvais temps, au point où l’on a perdu l’habitude de transpirer. Jusque là, rien de très inquiétant cependant, car aux lendemains de sorties difficiles comme le circuit des 100K du Grand Tour de Toulouse et sa reconnaissance préalable, j’ai toujours un peu de mal à remettre la machine en marche.

Hier, je ne m’étais pas vraiment rendu compte de mon état de fatigue car j’ai utilisé mon VAE et même si ça reste très physique quand on veut envoyer des watts, l’assistance électrique aide bien dans les passages difficiles. Beaucoup de cyclistes qui n’ont jamais essayé pensent à tort que l’assistance électrique c’est de la triche, comme ils disent parfois. Je les invite à m’accompagner sur une sortie engagée et ils comprendront vite qu’il faut également appuyer très fort et maîtriser le poids de l’engin.

Qui au sein d’Ô Gravel n’a jamais entendu parler des fameux passages labelisés de Thierry ? C’est sa marque de fabrique et quand on accepte de rouler sur l’une de ses traces, on sait qu’il y en aura forcément au moins un, sinon ce ne serait pas drôle. Là, il s’est présenté dès le départ de l’école sous la forme du Chemin de Rouquette, boueux à souhait. Difficile d’avancer dans ces conditions quand les roues s’enfoncent plus profondément que la hauteur des jantes. Descendre les marches d’escaliers en selle ? Même pas en rêve avec mes 93 kg, j’exploserais mes jantes presque à coup sûr mais Thierry excelle dans cet exercice et nous en fait la démonstration chaque fois qu’il en a l’occasion, avec ses 30 kg de moins.

Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume pour rejoindre Bazus par Garrigue Basse. Dans la montée, un fourgon klaxonne : j’apprendrai un peu plus tard qu’il s’agissait de mon ami Jean-Luc de Montberon qui nous a reconnu. Je comprends vite qu’on ne va pas rester sur du dur et du propre jusqu’à la Forêt de Buzet lorqu’on bifurque à la hauteur de Captusse pour emprunter le chemin des Farguettes. La première portion grimpe déjà bien et Jean-Pierre nous gratifie d’un joli soleil sur son VAE en passant un peu trop vite une ornière profonde remplie d’eau. Mais arrivé sous Paulhac, il faut encore se hisser sur la route de Montjoire par le Chemin du Costa de Bidalou, en deux temps : ca pique !

Le balisage en forêt étant interdit (je l’apprends) nous nous arrêtons à l’entrée du Chemin de Buzet qui sera le point de sortie de la forêt, vendredi. Nous faisons donc demi-tour par le même itinéraire jusqu’à Captusse où, cette fois, l’inclinaison est beaucoup plus sévère que dans l’autre sens. Au plus fort de la pente, panne de jambes : je suis obligé de poser pied à terre et de pousser car je n’ai plus de force. Nous empruntons ensuite la vertigineuse descente du Chemin de la Côte (14%) et le Chemin St-Paul pour passer à côté de Garrigue Haute. J’imagine déjà la tête des gamins, si certains survivent à cette épreuve et je me demande si Thierry n’exagère pas un peu, parfois ? Je connais déjà quelques élèves, voire même leurs parents accompagnants, qui vont le détester.

C’est sans doute à ce moment que je comprends aussi qu’il va me falloir reviser mes ambitions à la baisse et remettre à la semaine suivante la très longue sortie que j’avais prévue d’effectuer le lendemain en partant très tôt le matin. Je vais devoir m’accorder quelques jours de repos car là, le corps me dit stop. Tant pis pour les quelques jours de beau temps et de chaleur à venir : nous ne sommes qu’à la fin du printemps et des beaux jours favorables à la longue distance, il y en aura encore beaucoup d’autre, …normalement !

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
04/06/2024 15:46:37
Durée de déplacement
02:41:36
Durée totale
03:54:53
Arrivée
04/06/2024 19:41:30
Distance
37.21 kms
Dénivelé positif
545 m
Vitesse moyenne
13.8 kms/h
Vitesse maximale
46.4 kms/h
Altitude minimale
136 m
Altitude maximale
226 m
Puissance
132 W
Dépense énergétique
1278 kJ

Conditions

Météo
Quelques nuages
Température
24 °
Humidité
51 %
Vent
10.6 kms/h
Direction du vent
NO

Autres participants

Thierry SCHIAVI

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