Quand (presque) rien ne se passe comme prévu

Comme prévu, au lendemain de la nocturne avec Julien, les jambes sont lourdes. L’atmosphère aussi car en dépit de la couverture nuageuse qui domine ces jours-ci, les grosses chaleurs sont déjà là avec 28° au départ de cette nouvelle sortie et sans doute plus encore en milieu d’après-midi.

Parce que je ne l’avais plus sorti depuis un mois et demi, j’ai décidé de prendre mon VAE pour reconnaître un itinéraire de 100 kms que j’avais tracé depuis un moment dans la perspective de reprendre mes inventaires. En effet, depuis que j’ai déménagé mon site sur un nouveau domaine, 2 pages sont toujours en construction : il me fallait donc de la matière pour alimenter la page des segments et celle des itinéraires, le but ultime étant de répertorier et de documenter toutes les portions 100% tout-terrain que j’ai déjà pratiqué et d’enrichir cet inventaire au fil des sorties, chaque fois que je découvre un nouveau segment digne d’intérêt.

Ce n’était pas franchement le bon jour pour entreprendre cela, non seulement pour les raisons déjà évoquées plus haut, mais aussi parce que j’aurais dû mieux vérifier l’état de mon BMC avant de partir. Il ne suffit pas de contrôler le niveau de charge des batteries, de gonfler les pneus en fonction de la pratique et de l’état du terrain, ou de graisser la chaîne. Il faut aussi s’occuper de toutes les pièces qui sont en mouvement si on veut éviter d’entendre des couinements désagréables tout au long de la sortie, pire encore, risquer de détériorer son matériel.

Tout avait pourtant à peu près bien commencé. D’abord surpris par le changement de pilotage (eh oui, le VAE est tout suspendu et le diamètre des pneus est bien différent, sans parler des crampons), j’ai assez vite retrouvé les sensations qu’il fallait. J’ai bien passé les différents chemins jusqu’au pied de Lavalette, très agréablement surpris par l’absence de segments véritablement gras. Par contre, je n’avais pas du tout prévu une herbe aussi haute et dense à certains endroits. Dans l’impossibilité de poursuivre ma trace initiale, j’ai emprunté la directissime qui part du domaine de Bordebasse et qui finit 500 m plus loin en rejoignant la D59e à l’entrée de Lavalette. Les 300 derniers mètres atteignent 16% et le sol est terriblement instable et raviné : je ne connais pas grand monde capable d’arriver à la passer sans assistance car le sol se dérobe à chaque coup de pédale et l’équilibre est vraiment précaire.

La descente est également très sympathique et cette fois, je n’ai vraiment pas lâché les freins, tant la trace était à peine visible, mais jusque là, je m’en accommodais tant bien que mal, tout comme la montée de la Tuilerie. Pourquoi ai-je tiré tout droit au lieu de suivre ma trace habituelle ? Est-ce le fait de croiser ce groupe de randonneurs sur le chemin qui m’aurait distrait à ce point ? Je suis pourtant passé ici des dizaines de fois et voilà que je me retrouve sur un segment non seulement assez raide mais parsemé d’embûches infranchissables. Arbres couchés en travers du chemin, marches, barrières visiblement destinées à empêcher toute circulation autre que la marche à pied : j’accepte de marcher, voire de porter mais là c’est un peu trop. La fatigue accumulée sur les deux dernières sorties commence à peser dans les jambes, une blessure à l’aine me gêne également très sérieusement, il fait une chaleur suffocante et ce satané vélo couine de plus en plus.

Mais le pire est encore à venir quand j’atteins la D112 et que j’oblique à gauche pour rejoindre le chemin du Château de Luet. La dernière fois que je l’ai emprunté, c’était avec Julien et il était parfaitement praticable, voire même ludique, mais cette fois l’herbe était tellement haute qu’elle atteignait mes épaules par endroits. Comme beaucoup de chemins agricoles, le passage répété des tracteurs creuse de profondes ornières et quand celles-ci sont cachées par l’herbe, il est presque garanti d’aller à terre. J’ai toutefois réussi à rester en selle dans ce terrible segment mais plus d’une fois, il il s’en est fallu de très peu ! En retrouvant la D112 un peu plus loin, je ne voyais plus d’autre alternative que de revenir d’où j’étais parti et je déteste ça. Et tant qu’à faire, autant passer une deuxième fois dans le bois de la Tuilerie en empruntant un autre itinéraire.

A ce moment-là, j’avais déjà abandonné l’idée de faire 100 kms et je ne suivais plus du tout ma trace, Je me suis donc résolu à rentrer tranquillement en passant par des chemins que j’ai l’habitude de pratiquer comme le chemin d’Aurival, les bords du Girou, le Camino de la Briqueterie, le chemin du Bois de la Reule et le Chemin de Pesquié. Au final, je n’aurai même pas fait la moitié de la distance et à vrai dire, j’ai pris assez peu de plaisir, gêné de surcroit par un vent assez violent dans les parties à découvert. La fin de cette semaine sera trop chargée mais dès lundi, il va falloir que je remette mon VAE en état de rouler pour être plus serein.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
08/06/2023 14:50:02
Durée de déplacement
02:56:40
Durée totale
03:20:32
Arrivée
08/06/2023 18:11:47
Distance
48.63 kms
Dénivelé positif
646 m
Vitesse moyenne
16.5 kms/h
Vitesse maximale
56.7 kms/h
Altitude minimale
131 m
Altitude maximale
228 m
Puissance
137 W
Dépense énergétique
1450 kJ

Conditions

Météo
Nuages
Température
28 °
Humidité
50 %
Vent
20.3 kms/h
Direction du vent
ESE

Autres participants

Aucun

Vélo utilisé

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