Gravel route en nocturne avec Ju

Comme il a bien plu la veille, je redoutais de m’aventurer de nuit sur des chemins plus que probablement gras, donc j’ai réussi à convaincre mon binôme Julien de rester sur la route, lui qui projetait de faire les sentiers du SICOVAL. Avec lui, ça équivaut à choisir entre la peste et le choléra car il envoie des watts, même s’il a la courtoisie de lever un peu le pied quand il roule avec le vieux (moi, pour ceux qui n’ont pas relevé la différence d’âge).

Le ton est donc donné dès le départ et la petite montée le long du Bois de Saget jusqu’à la route d’Albi a déjà du mal à passer, à froid. Et pourtant, on est toujours dans St-Jean ! Je reprends mon souffle pour avaler la succession de petites côtelettes jusqu’à Lapeyrouse-Fossat et comme je suis plus lourd que Julien, je me permets même de le doubler dans la descente, histoire de lui faire comprendre que je suis toujours là, motivé comme jamais. Grave erreur, car il accélère et je dois sauter dans sa roue pour ne pas passer pour un charlot.

J’adore la D45, cette portion de route qui va jusqu’à Bouloc. Par chance, le vent n’est pas encore très fort et il est plutôt favorable, donc on continue à se relayer pour maintenir un bon rythme. Mais la montée de Bouloc m’a vite remis à ma place : même si je persiste à croire que j’ai fait quelques progrès ces derniers temps et que je semble passer plus facilement les côtes où je coinçais encore il y a quelques mois, je suis loin d’être un grimpeur. Pour hisser ma grande carcasse au sommet, je dois souvent m’employer, bien aidé par un développement plus adapté de mon vélo de gravel. Julien a toujours la délicatesse de ne pas appuyer trop fort pour ne pas me perdre.

A la hauteur des Hébrais, nous prenons à droite en direction de Fronton que nous laissons sur notre gauche et de Villaudric. C’est la première fois que je passe par ici et je reste donc un peu sur la réserve, ne sachant pas trop à quoi m’attendre, d’autant plus que le vent s’est un peu levé et qu’il n’est plus favorable du tout. Il est un peu plus de 21h00 et il fait encore jour mais la lumière, tout comme la température, commence à baisser. Tant mieux car nous tournons toujours à une vitesse élevée. Les capteurs de vitesse placés à l’entrée de certaines agglomérations pour inciter les usagers à lever le pied affichent près de 35 kms/h. De nuit, en léger faux-plat montant et avec un peu de vent de travers, c’est largement au-dessus de ce que je croyais pouvoir faire et je reste bien abrité derrière Julien pour encaisser le coup.

Après une interminable ligne droite au bout de laquelle je crache un poumon, nous atteignons Villemur-sur-Tarn où nous prenons le temps de faire quelques photos et vidéos car l’endroit est magnifique. Nous traversons le Tarn une première fois et le longeons en direction de Bondigoux et de Mirepoix-sur-Tarn. C’est là que, sur une petite route de campagne au milieu de nulle part, nous entendons un premier Pschiiiiiit annonciateur d’une crevaison. Je ne sais pas sur quoi mon ami Julien a roulé mais le trou est suffisamment grand pour qu’il faille deux mèches croisées pour le colmater. Heureusement, la nuit n’est pas tout à fait tombée et on y voit encore suffisamment clair pour réparer. Une dame qui nous a repéré au bord de la route vient à notre rencontre et nous propose de l’aide : délicate attention, assez rare pour qu’on le souligne mais nous sommes en mesure de reprendre la route une dizaine de minutes plus tard.
Pas pour très longtemps car peu après avoir traversé le Tarn une deuxième fois à Bessières, re-Pschiiiiiit au moment même où Julien déclare que la petite réparation a l’air de bien tenir. Le pneu, trop gonflé pour un meilleur rendement, a finalement recraché les deux mèches. Comme il a eu la bonne idée de le faire dans une petite ruelle bien éclairée, Julien décide cette fois de passer du tubeless en chambre à air : sage précaution qui nous permet de rentrer à la maison sans perdre plus de temps.

Toutefois, il nous reste encore à passer deux belles côtes. La première, nous évite de passer par la Forêt de Buzet et de rejoindre Paulhac : les pourcentages ne sont pas énormes mais après 60 bornes à ce rythme, ça commence vraiment à piquer. De Montastruc-la-Conseillère à l’intersection entre la D888 et la D20 en passant par Garidech, la route est en descente et j’ai le temps de reprendre quelques couleurs. Il faut ensuite monter encore pour chercher Castelmaurou puis rejoindre finalement St-Jean en roue libre.

Au final, après analyse de mes statistiques, je m’aperçois qu’à l’exception de 3 segments sur lesquels je n’effectue que mon deuxième meilleur temps, je pose un nouveau record personnel sur tous ceux que j’avais déjà parcourus antérieurement, avec une moyenne qui frise les 25 kms/h sur une sortie de plus de 3 heures (temps de déplacement, hors arrêts forcés). Pas mal et ça explique peut être pourquoi les cuisses sont douloureuses à l’arrivée. La nuit sera courte et agitée, mais qu’est ce qu’on s’est régalés, tous les deux !

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
07/06/2023 19:56:33
Durée de déplacement
03:04:06
Durée totale
03:41:19
Arrivée
07/06/2023 23:37:52
Distance
75.56 kms
Dénivelé positif
514 m
Vitesse moyenne
24.6 kms/h
Vitesse maximale
63.4 kms/h
Altitude minimale
84 m
Altitude maximale
236 m
Puissance
198 W
Dépense énergétique
2189 kJ

Conditions

Météo
Nuages
Température
25 °
Humidité
54 %
Vent
18.5 kms/h
Direction du vent
SE

Autres participants

Julien ARADES

Vélo utilisé

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