Cours collectif avec la Vélo Ecole de la MDV de Toulouse

J’y avais déjà vaguement fait allusion sur mon blog dans la série Le Vélo, un activité qui se partage, aujourd’hui j’avais rendez-vous avec Alexandre de la Maison du Vélo de Toulouse pour faire mes grands débuts à l’Ecole du Vélo.

Petit retour en arrière pour rappeler brièvement comment nous nous sommes rencontrés et pourquoi je rejoins cette nouvelle association en tant que bénévole.
Celles et ceux qui me suivent sur Strava, Instagram et/ou sur mon site savent certainement déjà que je partage déjà ma passion du vélo avec l’Ecole Georges Brassens de Lapeyrouse-Fossat, la Fondation Marie-Louise de Gratentour et tout récemment l’Association Valentin Haüy de Toulouse que je viens également de rejoindre en début de semaine. Si le dénominateur commun des deux premières activités est Thierry, le président d’Ô Gravel l’association avec laquelle je roule depuis 2022, pour ce qui concerne l’AVH et désormais la MDV de Toulouse, c’est Benoît avec lequel une amie m’a mis en relation.

Au départ, j’ai contacté Benoît car j’avais envie de vivre une aventure bien plus humaine que sportive en partageant la route en tandem avec un ou des déficients visuels. Lorsque j’ai évoqué avec lui mes différentes activités, Benoît s’est montré particulièrement intéressé par le fait que je sois déjà un accompagnateur agréé par l’Education Nationale et il m’a aussitôt mis en relation avec Alexandre. Le courant est instantanément passé entre nous et après l’avoir validé avec sa responsable, il m’a proposé de participer à deux cours collectifs.

Je me suis donc levé tôt pour rejoindre Alexandre et je me suis fait violence pour aller au centre ville de Toulouse en vélo car j’apprécie moyennement de rouler dans la circulation. Je suis arrivé quelques minutes avant l’heure du rendez-vous mais trouvant porte close, j’ai dégainé mon téléphone pour vérifier que je ne m’étais pas trompé. Ah, c’est bien moi, ça : j’ai vite compris que le lieu de rencontre prévu se situait route de Genève et non pas boulevard de Bonrepos. Les deux lieux étant distants de plus de 30 minutes à vélo, nous avons donc décidé de nous retrouver directement à l’endroit où les cours étaient donnés, c’est à dire à l’autre bout de la ville. J’avais largement le temps d’y arriver puisque le premier des deux cours commençait à 9h30.

J’ai donc physiquement rencontré Alexandre et j’ai également fait la connaissance de Christopher avant l’arrivée des premiers élèves. Les deux sont évidemment bien plus jeunes que moi puisque nous avons une bonne génération d’écart, voire un peu plus mais l’entente a été immédiate, comme si nous nous connaissions depuis longtemps.

Le premier cours s’adressait à des personnes adultes de niveau débutant. J’étais loin d’imaginer que des personnes, principalement des femmes, ne sachent pas du tout faire du vélo ou aient besoin de se faire accompagner pour se remettre en confiance. Pour moi, c’est quelque chose de tellement naturel que je pensais que c’est comme de savoir marcher. En réalité, j’ai assez compris que tout le monde n’a pas la chance d’avoir connu l’enfance dorée que j’ai eue (toutes proportions gardées, puisque je ne suis pas non plus né avec une cuillère en argent dans la bouche). J’entends encore mon grand-père demandant à mon papa d’enlever ces maudites roues stabilisatrices de mon premier vélo puisqu’elles ne m’étaient d’aucune utilité, bien au contraire. Je devais avoir quatre, peut-être cinq ans… Et là, ces adultes qui démarrent en draisienne !

Loin de moi l’idée d’en sourire : au contraire, je suis admiratif en voyant ces personnes prendre leur courage à deux mains et affronter leurs appréhensions. Il y a des jeunes femmes mais aussi des bien moins jeunes : ce n’est facile pour personne et je comprends instinctivement que les qualités premières d’un formateur pour ce genre de public, ce sont l’empathie, la bienveillance et la pédagogie. Pas surprenant qu’un seul participant qui soit du sexe masculin, le fameux sexe fort ou prétendu comme tel. Les femmes ont beaucoup moins de mal à avouer ce que l’on aurait à tort de penser être une tare. Après tout, tout le monde ne sait pas nager, skier et/ou conduire une voiture. Ne dit-on pas que tous les grands voyages commencent par un premier pas ?

Ce premier cours se passe dans la joie et la bonne humeur. A l’exception de deux dames ou demoiselles un peu plus en difficulté, tout le monde a rapidement pris suffisamment confiance en ses capacités à dominer la bête et je vois cela comme une première récompense.

Le groupe suivant est d’un niveau intermédiaire, donc beaucoup plus à l’aise. Tout le monde sait déjà rouler, certain(e)s ont d’ailleurs appris avec l’Ecole du Vélo et continuent donc leur perfectionnement en apprenant, entres autres, à slalomer entre des obstacles. Après les vérifications d’usage en terme de pilotage et de sécurité, le cours se termine en quittant le grand parking fermé où se déroulaient en toute sécurité tous ces exercices pour parcourir quelques kilomètres sur des pistes ou des bandes cyclables, voire des voies vertes. Tiens, quand je sous-entendais qu’on ne peut pas tout savoir, j’ai moi-même appris la différence entre les trois et comment les reconnaître. Je ne serai pas venu pour rien !

Trêve de plaisanterie, j’ai réellement adoré ces deux heures de formation, ces belles rencontres et ces moments de partage qui font que tout cela prenne du sens. J’avais déjà ressenti cela en pratiquant avec les élèves (au sens scolaire du terme) ou avec des personnes handicapées mais avec des personnes adultes, c’est encore très différent. quoi que l’on apporte à ces personnes, elles nous le rendent bien et comme je l’ai déjà souvent évoqué, le sentiment d’être utile à quelqu’un nous fait grandir.

J’entends donc bien poursuivre l’aventure, aussi bien avec l’AVH qu’avec la MDV. De nouveaux rendez-vous sont déjà pris avec l’une et l’autre et avec toutes ces activités, il va falloir que je m’organise pour gérer au mieux mon emploi du temps.

Merci à Alex et Christopher, deux formateurs extrêmement compétents et tellement sympathiques ! Nous allons nous revoir très vite…

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
09/03/2024 07:52:48
Durée de déplacement
01:45:10
Durée totale
05:54:49
Arrivée
09/03/2024 13:47:37
Distance
30.02 kms
Dénivelé positif
112 m
Vitesse moyenne
17.1 kms/h
Vitesse maximale
47.3 kms/h
Altitude minimale
126 m
Altitude maximale
165 m
Puissance
110 W
Dépense énergétique
692 kJ

Conditions

Météo
Niageux
Température
8 °
Humidité
73 %
Vent
15.1 kms/h
Direction du vent
SE

Autres participants

Aucun

Vélo utilisé

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