Grav’route avec Gilles et Phil vers Graulhet

Rendez-vous à Saint-Jean avec Gilles et Phil pour un départ peu après 9h00. Mes deux compères du jour sont évidemment venus en pédalant, de Cépet pour Gilles et de Toulouse pour Phil, donc ils étaient déjà chauds en arrivant chez moi. Il est normal que j’ai mis un peu de temps à me mettre dans le rythme et ce n’est pas un hasard si je suis arrivé en haut de Mondouzil en soufflant déjà fort car Phil, visiblement très affuté, a imprimé un rythme auquel je ne suis pas véritablement habitué.

La première véritable difficulté se situe dans la montée de Lavalette : nous ne l’avons pas escaladé par le versant le plus abrupte mais les passages entre 8 et 12% sont déjà bien suffisants pour chauffer, d’autant plus que Phil continue sur sa lancée. J’hésite à lui demander de ralentir car la cadence est vraiment trop élevée pour moi mais finalement, je m’abstiens en me disant qu’avec l’enchaînement des kilomètres, je vais me sentir de mieux en mieux. C’est d’ailleurs en partie vrai puisque la seconde montée qui nous mène à Bonrepos-Riquet dont la pente est plus douce se passe beaucoup mieux pour moi. J’ai aussi l’avantage de connaître parfaitement le coin et si Le Ramel est le coin culminant de notre balade du jour, sans vent c’est une simple formalité. Par chance, il ne souffle pas trop fort car il nous est défavorable à l’aller et nous l’aurons de face jusqu’à Graulhet.

Phil manque de très peu de se faire renverser par un crétin qui a eu la très mauvaise idée de le doubler à pleine vitesse au sommet de la côte. Heureusement, il a l’ouïe fine et en entendant arriver une seconde voiture arrivant en face, il a eu le réflexe salvateur de rouler dans l’herbe. Il y a vraiment des abrutis qui ne doutent de rien et pour qui les cyclistes ne représente pas un obstacle. Ce ne sera malheureusement pas le dernier de la journée et j’y reviendrai.

Pour l’heure, nous plongeons vers Lavaur, une ville que je déteste traverser, qui plus est un jour de marché. Le trafic est dense, les routes ne sont pas toujours très large et en bon état, nous redoublons donc de prudence depuis l’incident de tout à l’heure. Nous quittons enfin la circulation après Labastide-St-Georges où nous retrouvons de petites routes beaucoup moins fréquentées. J’ai beau connaître le secteur, je ne me souviens pas d’avoir déjà emprunté la route de Briatexte, en tous cas dans ce sens. Je m’en rappellerais certainement car nous passons encore quelques pentes assez sévères peu avant Saint-Gauzens et Briatexte. Cette fois c’est au tour de Gilles et moi de nous faire effleurer par une voiture qui s’est brutalement rabattue sur nous. J’en arrive parfois à me dire qu’il faudrait que je m’équipe d’une caméra d’action à fixer sur mon casque pour avoir une chance de filmer la plaque d’immatriculation des auteurs d’incivilités aussi flagrantes et de porter plainte à la première gendarmerie pour mise en danger d’autrui. A mon sens, ça vaut largement un retrait de permis.

Tout comme Graulhet qui diffère cependant par sa taille, Briatexte est un charmant petit village dont j’ai découvert l’existence durant l’été dernier, tout d’abord par une aquarelle de Thierry lorsque j’ai refait son site web, puis en vrai, au retour d’une étape du Tour de France féminin que je suis allé voir à Puycelsi avant de bivouaquer à Montans, près de Gaillac. Lorsque que j’ai tracé l’itinéraire de notre sortie du jour, je ne pouvais m’empêcher d’y refaire une petite incursion. J’étais heureux de pouvoir revivre quelques beaux souvenirs que m’avait laissé cet endroit, même si la température ambiante n’était pas tout à fait la même.

Avec mon mono-plateau de 36 dents, j’ai évidemment beaucoup de mal à suivre les deux furieux qui filaient bon train en direction de Graulhet. Sentant la fatigue me gagner petit à petit, je me suis laissé décrocher dans cette longue ligne droite jusqu’à l’entrée de la ville. J’ai retrouvé mes deux acolytes un peu plus loin puisqu’ils se sont enfin aperçus qu’il manquait quelqu’un. Heureusement pour moi qu’ils commençaient à avoir faim et soif et que la proximité d’une boulangerie les a fait s’arrêter. A ce propos, dans mes souvenirs, je revois cette sympathique boulangerie de Graulhet où je m’étais arrêté l’été dernier pour prendre un mémorable petit-déjeuner en discutant avec deux retraités à vélo. Rien à voir avec celle où nous nous sommes arrêtés aujourd’hui car le personnel n’est vraiment pas accueillant et les rayons sont presque vides. Je n’ai pas du tout envie de goûter à cette pizza desséchée que Gilles me propose de partager avec lui. Les sandwiches restants sont énormes et ne m’inspirent pas beaucoup plus car je n’ai pas très faim, donc finalement je me rabats sur les chocolatines (…enfin les petits pains aux chocolat comme on dit là où je suis né) et je prends également deux sodas sans sucre en espérant qu’ils me redonneront un peu de force pour la suite car nous n’avons pas encore parcouru la moitié de la distance, à quelques kilomètres près.

La pause dure trois bons quarts d’heure et j’ai du mal à me remettre en selle. Les mauvaises sensations continuent à se manifester car, non seulement je me sens physiquement un peu juste, mais aussi je ressens des douleurs assez vives dans le genou et la cuisse du côté droit, celui sur lequel je suis tombé il y a un peu plus d’un mois. Je passe encore la montée vers Giroussens dans d’assez bonnes conditions mais au kilomètre 80, dans la longue montée vers Lugan qui n’affiche pourtant pas des pourcentages très élevés, c’est le blackout total. Plus aucune force dans les jambes et je suis obligé de passer sur mon plus grand pignon, un 46 dents. Quelques kilomètres plus loin, du côté d’Azas, je propose à mes deux amis de continuer à leur rythme en me laissant poursuivre seul, ce qu’ils refusent évidemment de faire. Au contraire, Phil ralentit considérablement le train et m’encourage sans rien dire. Il me faudra la descente vers Roquesérière pour retrouver un peu de couleur et passer les deux ou trois bosses suivantes pour atteindre l’entrée Est de Montastruc-la-Conseillère, sur la route de Lavaur.

Comme annoncé, c’est là que Gilles nous quitte pour continuer au plus court en direction de Cépet où il habite. Quant a Phil et moi, nous continuons notre chemin en descendant en direction de Gragnague. Comme il soulignait que ça commençait à sentir l’écurie, c’est-à-dire que nous touchions presque au but, je lui ai proposé de nous écarter un peu de l’itinéraire initial pour aller chercher l’avant-dernière petite difficulté du jour qui n’était pas prévue au programme. Je veux bien sûr parler de ce petit mur entre l’école de Gragnague et le lieu-dit Poumissou, un bon casse-pattes de 500 ou 600 mètres que j’adore passer avec l’énergie retrouvée à l’approche de la ligne d’arrivée. Nous prenons ensuite la direction de Beaupuy pour remonter vers les hauteurs de Saint-Jean et rejoignons la maison par la clinique de l’Union.

A en croire les commentaires de mes deux amis, la trace leur a bien plus et personnellement, je l’aurais d’autant plus appréciée en meilleure condition mais il faut bien passer par là pour retrouver la forme. En déficit de kilomètres, il va surtout falloir que je fasse très attention à ne pas vouloir aller plus vite que la musique et que j’évite de me blesser à l’approche du départ de la Race Across Paris. Le temps pour nous de déguster un bon petit thé russe à la bergamote accompagné d’une tranche de gâteau aux pommes et aux noix et nous nous quittons en nous promettant de nous revoir très bientôt. Merci à tous les deux, Phil et Gillou, pour cette belle journée passée en votre compagnie et dommage que Pascal ait été obligé de se décommander en raison de problèmes familiaux : tu nous as manqué !

Vues : 20

Trace et profil

Download file: VDG_20240302_1608.gpx

Relevés GPS

Départ
02/03/2024 09:07:03
Durée de déplacement
06:03:46
Durée totale
07:00:45
Arrivée
02/03/2024 16:07:44
Distance
122.21 kms
Dénivelé positif
1416 m
Vitesse moyenne
20.2 kms/h
Vitesse maximale
64.2 kms/h
Altitude minimale
123 m
Altitude maximale
284 m
Puissance
163 W
Dépense énergétique
3551 kJ

Conditions

Météo
Nuages et éclaircies
Température
8 °
Humidité
85 %
Vent
9.7 kms/h
Direction du vent
SE

Autres participants

Gilles BARRAUD

Philippe VIGNOLLES

Vélo utilisé

Revivre cette sortie