Mes premières impressions

Je commence à avoir un petit réseau d’amis cyclistes, dont certains sont d’ailleurs virtuels car nous ne nous sommes pas (…encore !) rencontrés en vrai pour la simple et bonne raison que nous ne résidons pas du tout dans le même coin. Ceci ne nous empêche évidemment pas de nous suivre mutuellement sur les réseaux sociaux à vocation sportive comme Strava, pour ne pas le citer et, à force de laisser un petit message d’encouragement ou de félicitations à chaque sortie plus ou moins remarquable, des amitiés voient parfois le jour. C’est d’ailleurs de cette manière que je suis un peu sorti de mon isolement et que j’ai appris à prendre bien plus de plaisir à rouler avec d’autres personnes qu’à lutter contre moi-même et les éléments.

Route versus Gravel : les premières impressions

L’un de ces amis virtuels se prénomme Stéphane et vit en Charente, dans la région d’Angoulème où je ne me rappelle pas d’avoir jamais mis les pieds. Je ne sais plus par quel intermédiaire, ami commun, nous nous sommes rencontrés et finalement, peu importe. Toujours est-il qu’à mon grand étonnement, Stéphane a relevé que je me suis récemment mis au gravel en rachetant l’ancien vélo de Thierry et semble intéressé de recueillir mes premières impressions, mon ressenti par rapport à un usage sur la route.

A vrai dire, je ne pense pas avoir suffisamment de recul et de légitimité pour exprimer un avis très pertinent car je ne totalise que 300 à 400 kms (dont 2 sorties un peu plus longues de plus de 130 kms) et à chaque sortie, j’ai quelque peu modifié la configuration initiale de ma nouvelle monture et certains réglages comme la selle ont également changé la donne.

S’il s’agit de comparer le STIFF (mon vélo de gravel) au VAN/RYSEL (mon ancien vélo de route) sur un terrain où tous deux peuvent circuler à savoir l’asphalte, ce que je peux en dire à ce stade c’est que je perçois à peine la différence. Surprenant ? Pas tant que ça !

Légèreté assez proche puisque les deux sont Full Carbon, même réactivité, vélocité pratiquement identique (critère auquel je n’attache d’ailleurs que très peu d’importance, si ce n’est le fait de pouvoir rouler avec un groupe de plus jeunes que moi sans nécessairement me prendre la langue dans les rayons). Par contre, avantage très net au gravel pour son confort avec des pneus IRC Boken Tubeless 700c x 40 qui ne collent pas au bitume. La géométrie du cadre me convient parfaitement et la position des mains sur le cintre est beaucoup moins fatiguante. Enorme avantage également au niveau du développement puisque le 38×46 me permet de grimper bien plus facilement que le 36×28. J’apprécie aussi la précision et le silence du groupe SRAM Rival (SRAM Force pour le dérailleur), surtout depis qu’il a été réglé à ka perfection par Lionel. Et pourtant je ne jurais que par SHIMANO, jusque là.

Là où le gravel fait la vraie différence par raport au vélo de route, c’est qu’il passe presque partout. Je ne peux évidemment pas le comparer à un VTT, qu’il soit musculaire ou électrique, et sur du terrain qui tabasse un peu, il est clair qu’il ne fait pas le poids en raison de l’absence de suspensions. Mes bras et surtout mes fesses se souviennent encore de mon dernier passage dans le petit canyon de la Forêt de Bouconne. L’accroche des pneus sur terrain un peu gras est à peine satisfaisante mais bien-sûr, cela dépend aussi de la monte choisie.

Pour résumer, à chaque pratique, il faut la machine et l’équipement qui vont bien. Le vélo de gravel est un véritable couteau Suisse et je ne suis pas le premier à dire qu’il peut à peu près tout faire à défaut de le faire aussi bien que les vélos spécialisés dans leur discipline de prédilection. En d’autres termes, son atout principal, c’est sa polyvalence et je n’ai pas choisi de me lancer dans le gravel pour suivre une mode. C’est vrai que la discipline a plutôt le vent en poupe depuis quelques années mais je pense surtout que c’est le vélo idéal pour prendre le large, faire de l’ultra-distance, du bikepacking, du vélotaf (même si je ne devrais plus trop être concerné, à mon âge). La route n’est pas sa spécialité mais il se défend plutôt bien, les chemins ne lui font pas peur, les pentes plus ou moins abruptes non plus.

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