Pauvre Marie !

Cela devait être une belle sortie avec Marie et nous nous réjouissions de retrouver Marc car nous ne l’avions plus revu depuis ma chute, au début du mois, même s’il est régulièrement venu prendre des nouvelles de mes côtes.

Au dernier moment, j’ai modifié la trace initialement prévue pour la rendre plus accessible à ma chérie et aussi pour la raccourcir d’une bonne dizaine de kilomètres afin d’être de retour suffisamment tôt pour diner ensuite chez Marc qui nous a gentiment invités.

Tout se passait plutôt bien et Marie assurait grave dans les parties délicates et pentues, même si elle a freiné un peu trop fort en utilisant aussi le frein avant dans une pente particulièrement abrupte et a fini sur les fesses. Ouf, juste quelques éraflures sur la cuisse ! Elle est vite remontée en selle et a poursuivi comme si de rien n’était.

Il était environ 16h30, nous venions d’escalader le dernier gros raidillon du parcours et de passer Paulhac pour rejoindre l’entrée de la forêt de Buzet, toute proche. La pente était très légère, comparativement aux précédents obstacles et le sentier emprunté était parfaitement rectiligne, bien qu’assez chaotique : rien n’explique donc véritablement pourquoi Marie est lourdement tombée sur son épaule gauche à cet endroit là. Je n’ai pas vu dans quelles circonstances exactes elle est allée au sol car j’ouvrais la route, chargé de la navigation GPS.
Je pense qu’elle a engagé sa roue avant dans une ornière creusée par les engins agricoles et qu’elle a perdu l’équilibre. Elle-même n’a pas su expliquer les raisons de sa chute. Toujours est-il qu’il lui était impossible de se relever, encore moins de rentrer en vélo.

Il a donc vite fallu décider quoi faire et j’ai proposé de rentrer seul pour chercher la voiture pendant que Marc restait avec Marie afin de veiller sur elle. Le trajet retour m’a presque pris une bonne heure, en dépit du fait que je sois rentré par la route et avec le maximum d’assistance. Le coeur est monté à 150 bpm ! Le retour à Paulhac a dû me prendre pas loin d’une demi-heure car il était déjà plus de plus de 17h30 et les gens rentraient du travail en file indienne. Le temps de charger le vélo de Marie sur le porte-vélos et de remercier Marc qui a choisi de rentrer par ses propres moyens pour favoriser une prise en charge plus rapide et nous voilà aux urgences pour passer une radio de contrôle.

Comme je le redoutais, le bilan est sans appel : fracture de la clavicule et au minimum 4 semaines d’immobilisation, quelle poisse !…

En marge de cette triste affaire, je ne peux m’empêcher de pousser un gros coup de gueule par rapport à la gestion des urgences tout à fait lamentable de la clinique de l’Union.

Petit retour en arrière : au début du mois, en compagnie du même Marc, j’avais également pris une belle gamelle et, souffrant des côtes, j’ai voulu passer une radio de contrôle et j’ai finalement renoncé lorsqu’à l’accueil, on m’a annoncé une attente de 5 à 6 heures en raison d’un manque de personnel. Dans quel pays vivons nous ?
Par chance, cette fois-ci, il n’y avait qu’une seule personne avant nous et nous pensions que tout devait aller relativement vite. C’était bien le cas pour passer la radio, puis plus rien. Nous sommes restés assis sur le banc de la salle d’attente pendant un temps infini et Marie avait très mal, mais elle a courageusement serré les dents. Entre temps est arrivé un monsieur qui se tordait de douleur et qui visiblement, avait besoin d’être pris en charge encore plus rapidement. Je me suis levé pour le signaler à la personne de l’accueil mais il ne s’est absolument rien passé alors que les gens arrivaient au compte gouttes pour faire soigner leur petite bobologie.
Pire encore, Marie a été oubliée pendant près de deux heures et quand elle est enfin ressortie le bras en écharpe, je me suis aperçu qu’on ne lui avait même pas soigné ses plaies au coude et à la cuisse, ni même administré un antalgique pour calmer sa douleur.
Je suis très conscient que le corps médical a beaucoup donné depuis le début de la pandémie et j’ai beaucoup d’admiration pour le personnel soignant mais là, franchement, il y a de quoi sortir de ses gongs en voyant l’absence totale d’empathie et de discernement.

Un grand merci au passage à Marc pour avoir patiemment attendu mon retour en prenant soin de Marie et désolé d’avoir dû renoncer à la lasagne si gentiment préparée à notre intention : ce n’est que partie remise car bien évidemment, on continuera à rouler ensemble et le plus tôt sera le mieux, une fois que Marie sera rétablie.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
31/08/2022 15:15:21
Durée de déplacement
02:01:42
Durée totale
02:17:10
Arrivée
31/08/2022 17:31:58
Distance
43.41 kms
Dénivelé positif
657 m
Vitesse moyenne
21.4 kms/h
Vitesse maximale
60.9 kms/h
Altitude minimale
125 m
Altitude maximale
235 m
Puissance
240 W
Dépense énergétique
1755 kJ

Conditions

Météo
Nuageux
Température
28 °
Humidité
54 %
Vent
12.5 kms/h
Direction du vent
OSO

Autres participants

Marc ZOCCARATO

Marie-Laure MEYER LOUTERBACH

Vélo utilisé

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