Ô Gravel Urban Pizza Ride

Comme convenu, Thierry est venu à ma rencontre à la maison peu avant 17h00 pour nous rendre ensemble à vélo au lieu de rendez-vous où nous sommes arrivés avec près d’une demi-heure d’avance, peu avant que la nuit tombe.

Cela n’échappera probablement à personne, ce n’est cette fois pas la plume de notre vénérable président qui relate les péripéties de cette nouvelle aventure sur le site de l’association : je crois que je ne déforme pas trop la pensée de Thierry en disant qu’Ô Gravel appartient à ses membres et que toute forme de collaboration est toujours la bienvenue pour faire vivre notre association, tâche à laquelle je m’attelle aujourd’hui avec plaisir et une immense fierté. Soyez indulgents avec moi, je n’ai ni la culture, ni le talent de votre narrateur habituel et surtout, n’étant pas natif de la région, je ne serai pas en mesure d’apporter autant de précisions historiques et géographiques que lui.

En dépit des conditions météo (relativement) de saison, même si l’on a déjà connu plus froid cette année, pas moins de 23 membres, dont 4 dames ou demoiselles, ont répondu présent et se sont donc retrouvés vers 18h00 sur les quais de la Daurade, en bord de Garonne. Certains pour ne pas dire la plupart, rejoignant le lieu de rendez-vous directement après leur journée de travail. Si la sortie du jour ne devait pas dépasser 55 kms sur le papier, quelques uns approcheront tout de même 80 kms, voire davantage.

Même le Père Noël et son vélo savamment illuminé était de la partie : autant dire que ce peloton n’est pas passé inaperçu dans les rues de Toulouse mais c’est surtout la démonstration qu’Ô Gravel se porte plutôt bien et que ce genre de manifestation attire toujours plus d’adeptes, de fidèles habitués, de nouveaux membres et bien entendu des personnes qui nous rejoignent ponctuellement sur ce type d’événement.

Je voudrais commencer ce reportage par un petit clin d’œil amical à notre ami Jérôme que ce satané virus qui nous embête depuis maintenant plus de trois ans, a empêché de nous rejoindre et qu’il a fallu remplacer au pied levé car pour cette virée urbaine (mais pas que), on a voulu innover en ne divulguant pas l’itinéraire aux participants. Seuls trois d’entre nous avaient donc la trace, les autres pouvant pleinement profiter du paysage et des lumières de la nuit sans avoir les yeux rivés sur leur GPS : c’était l’idée. Si l’intention était bonne, le concept méritera certainement quelques petits ajustements car l’expérience nous a appris que sur un circuit essentiellement urbain, donc plutôt tortueux, un tel peloton a forcément tendance à s’étirer dans certains passages compliqués et il est facile d’y perdre quelques éléments. Heureusement, tous ont été retrouvés, sains et saufs.

Peu de nos sorties échappent au fameux passage ‘labellisé Ô Gravel’ : c’est la marque de fabrique de notre président, un peu comme une signature apposée au bas d’un contrat. Celle-ci n’a pas échappé à la règle après avoir longé le Canal du Midi sur quelques kilomètres puis traversé Rangueil avec la tentative de franchissement de Pech-David, le point culminant de Toulouse. Ce n’est pas tant la pente qui impressionne que l’état du terrain. La montée par ce versant s’effectue par la route mais la descente emprunte des chemins abruptes qui, même par temps sec, peuvent s’avérer délicats à emprunter de nuit. Il a beaucoup plu ces derniers temps : c’est bon pour la région et plus largement pour la planète toute entière qui en a vraiment besoin après ces longues périodes de canicule, mais ce n’est pas l’idéal pour faire du vélo, même si les plus aguerris prennent toujours beaucoup de plaisir à patauger dans cette boue gluante. Cette fois, il a bien fallu se rendre à l’évidence : impossible de pédaler dans de telles conditions, voire de tenir l’équilibre précaire.

Quand les deux roues se dérobent en même temps sur un sol glissant et de surcroît en devers, difficile d’éviter la chute. Quelques uns en ont fait l’expérience, heureusement sans gravité, sous les rires de leurs petits camarades de jeu et je ne me permettrai évidemment pas de mentionner ce magnifique glissé / déposé dont nous a gratifié Thierry. Comme quoi, ça arrive même aux meilleurs. Même s’il y a quelques témoins, il n’y a malheureusement pas de photo ou autre preuve irréfutable permettant un chambrage dans les règles, d’où une certaine retenue de ma part.

Après avoir récupéré tous les égarés et retardataires au bas de la descente, l’aventure s’est donc poursuivie un peu plus au calme, sur l’asphalte, en passant par le Parc de la Poudrière sur l’Île du Ramier avant de rejoindre les quartiers de Bordelongue, Papus, Bellefontaine, de traverser le Parc de la Reynerie, Le Mirail, La Cépière, Purpan et Les Arènes.

Aurions nous été 23 sur nos vélos si la traversée de ces quartiers qui ont plutôt mauvaise réputation avait été annoncée en amont ? Rien n’est moins certain, surtout de nuit !
En tous cas, Thierry y part très régulièrement en exploration avec cette folle idée de parcourir la très large majorité des 2020 rues, 501 impasses, 199 places, 187 chemins, 154 avenues, 79 ronds-points de Toulouse et je l’ai accompagné sur l’une de ces sorties rocambolesques : nous en sommes revenus vivants et en bonne santé, tout comme cette fois !

Néanmoins, chemin faisant, nous avons pris un peu de retard en raison des nombreuses péripéties. La section off road de Pech-David, les erreurs de parcours (mea culpa pour certaines, en raison d’un GPS un peu récalcitrant) et une crevaison nous ont obligés à raccourcir la balade de quelques kilomètres en prenant quelques raccourcis. Nous avons traversé la Garonne par l’avenue de Biarritz pour regagner la rive opposée à la hauteur de Port de l’Embouchure, puis nous avons emprunté la Coulée Verte jusqu’au Pont St-Pierre pour atteindre la pizzéria de notre ami Félix dans le quartier St-Cyprien-Arènes.

Thierry, toujours aussi habile dans les descentes d’escaliers dont il s’est fait la spécialité, devra désormais compter sur un rival de talent en la personne de Fabulous Fab : même pas peur !

J’en connais une qui devait être contente d’arriver et en plus, c’était tout prêt de chez elle. Nous nous devons donc de saluer le courage et la ténacité d’Emma, probablement la cadette de l’expédition et fraîchement embarquée au sein du groupe. Démarrer le gravel par une nocturne et dans de telles conditions mérite bien une petite mention spéciale, voire une ovation (à partager avec les 3 autres représentantes de la gente féminine).

Mention spéciale également à Félix qui nous a accompagné sur la sortie et à son personnel qui nous a accueilli et servi avec chaleur. Une ambiance festive à l’approche des réjouissances de fin d’année. 2023 tire tout doucement à sa fin mais à minima, le désormais traditionnel pèlerinage en Montagne Noire du 23 décembre prochain nous permettra de nous retrouver une dernière fois avant d’entamer une nouvelle saison. A toutes celles et ceux qui n’auront pas l’opportunité de nous y rejoindre ainsi qu’à leurs proches, je souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
14/12/2023 16:59:33
Durée de déplacement
04:22:50
Durée totale
07:17:00
Arrivée
15/12/2023 00:16:33
Distance
62.74 kms
Dénivelé positif
324 m
Vitesse moyenne
14.3 kms/h
Vitesse maximale
46.2 kms/h
Altitude minimale
197 m
Altitude maximale
225 m
Puissance
60 W
Dépense énergétique
942 kJ

Conditions

Météo
Nuageux
Température
9 °
Humidité
69 %
Vent
23.2 kms/h
Direction du vent
ONO

Autres participants

Alphonse FONTANG

Astrid CALISTA ERICKSON

Fabien GAVELLE

Marcel FISTON

Julien ARADES

Ludovic ODDOS

Thierry SCHIAVI

Vélo utilisé

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2 commentaires

  • Merci de ce très beau reportage. Oui j’ai glissé et chu, trop confiant ou trop fanfaronnant, petite frayeur : la falaise n’était pas loin …

  • Merci de ce très beau reportage. Oui, j’ai glissé, petite frayeur : la falaise n’était pas loin …

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