Sorèze par le canal

Quand Hervé a lancé l’idée de faire une longue et d’utiliser le WhatsApp d’Ô Gravel pour inviter d’autres personnes à nous rejoindre, j’avais immédiatement adhéré sans même vérifier mon calendrier et du coup, j’ai complètement zappé que je m’étais également engagé à accompagner Thierry sur la reconnaissance de la prochaine sortie avec les gamins de l’école. Je m’en suis immédiatement excusé auprès de lui en faisant le rapprochement un peu tardivement et je sais qu’il ne m’en voudra pas. Comme il dit : « De toutes façons, tu connais le parcours par cœur… ».

Finalement, seul Philippe s’est joint à nous. Là encore, je n’ai pas fait le rapprochement avec ce membre du groupe dont j’apprécie tant l’humilité et la gentillesse. J’ai pensé qu’il s’agissait d’un ami d’Hervé comme il me parlait d’inviter des collègues de travail. Quelle ne fut pas ma surprise en les voyant arriver tous les deux au lieu de rendez-vous !
Enfin presque en parlant de ce dernier car au lieu de prendre directement sur Ramonville, ce qui aurait été à la fois plus court et surtout plus rapide, j’ai voulu tourner un peu les manivelles sur des chemins plus typés gravel en prenant par Quint-Fonsegrives, St-Orens et Auzielle en évitant les bords de l’Hers et de la Saune que je pensais humides. Mal m’en a pris car je ne connaissais pas le secteur entre Labège et Castanet-Tolosan et je me suis retrouvé dans des passages infranchissables, englué dans l’argile et les herbes hautes. Du coup, j’ai atteint le canal du Midi un peu plus haut que l’écluse de Castanet et j’ai mis un certain temps à m’en rendre compte. Je n’avais plus qu’à prévenir mes deux compagnons du jour et à leur demander de me rejoindre à Pompertuzat.

En les attendant, j’ai eu le temps d’éliminer la glaise qui s’était fixée sur mes cales et mes pédales car je n’arrivais plus à déclipser correctement. J’ai aussi discuté un peu avec un très sympathique cycliste du club d’Escalquens qui attendait également ses deux amis.

Quelques minutes plus tard, nous étions donc en route vers le seuil de Naurouze en longeant le canal du Midi. C’est toujours un grand moment que de rouler ainsi au bord de l’eau. Cette portion ne présente aucune difficulté car elle est presque plate, à l’ombre de grands arbres et surtout exempte de toute circulation autre que promeneurs et sportifs : le rêve pour qui n’aime pas rouler dans les gaz d’échappement. La partie bitumée s’arrête à la sortie de Port-Lauragais, juste avant d’atteindre la Minoterie de Naurouze et le seuil de partage des eaux. Je suis véritablement tombé amoureux de cet endroit. Un petit arrêt à l’obélisque, le point culminant du lieu, le temps d’immortaliser le moment, de boire une gorgée en avalant une clémentine et une poignée de noix, amandes et autres trucs du genre gentiment proposés par Hervé puis nous reprenons la route en longeant la Rigole de la Plaine qui nous conduira jusqu’aux portes de Revel. Assez curieusement, le parcours est très peu gras et c’est tant mieux car nous filons à allure soutenue vers le magnifique Lac de Lenclas. L’occasion de vérifier les bons tuyaux de Philippe qui m’avait indiqué l’existence d’un point d’eau que j’avais manqué lors de ma dernière sortie dans ce secteur. Pas étonnant, il était bien caché mais il existe véritablement et nous avons pu refaire l’appoint. Encore une fois, je constate que je ne bois sans doute pas assez car mon bidon est à peine entamé après plus de 80 kilomètres. A ma décharge, il fait suffisamment frais pour ne pas ressentir le besoin de boire mais je dois vraiment m’obliger à prendre une gorgée régulièrement : tout le monde le dit, ça doit donc être vrai.

Juste avant Revel, nous tombons sur 3 chaises longues qui semblaient nous attendre et avoir été mises ici rien que pour nous : d’un commun accord, nous décidons de nous y arrêter pour prendre une collation bien méritée et souffler un peu en profitant d’un rayon de soleil qui parvient à percer entre les arbres. Hervé a transporté un sac à dos presque aussi lourd que mon vélo et nous nous demandions s’il n’allait pas nous organiser un petit barbecue improvisé… Pour lui, il était bientôt temps de nous quitter car, venant de Brax en VTT, il était assuré de couvrir la plus grande distance de nous trois. Non sans nous proposer d’aller boire un café en ville (sacré challenge pour un 8 mai) et nous accompagner jusqu’à Sorèze.

A partir de là, la trace devient totalement inédite pour moi jusqu’à Caraman car je l’ai totalement revisitée pour éviter à tout prix de repasser à l’endroit où je me suis fait coursé successivement par deux toutous hargneux, notamment ce St-Bernard qui n’avait probablement plus croqué de cycliste depuis bien trop longtemps. Pour le coup, Philippe et moi avons emprunté des segments de gravel assez fabuleux en prenant tour à tour de bons relais pour nous protéger mutuellement d’un fort vent de face ou de trois-quarts défavorable. Personnellement, j’étais sur un petit nuage car à aucun moment, je n’ai ressenti de douleurs dans les lombaires ou dans les genoux. Je me suis moi-même surpris en relançant régulièrement pour maintenir l’allure de Philippe, même dans les côtes. Il doit faire dans les 60 kilos tout mouillé et je dois appuyer fort pour compenser les plus de 30 kilos qui nous séparent. J’accuse un peu le coup du côté de Montégut-Lauragais et Saint-Julia mais ça passe.

La D1 entre Auriac-sur-Vendinelle et Caraman est finalement plus facile que celle de mon précédent itinéraire et les petites routes campagnardes sont presque désertes en ce jour férié. Je me rends compte que nous avons effectué 4/5èmes du parcours sans voitures ou presque : rien que cela me fait dire que c’est une journée réussie. A Caraman, nous trouvons un nouveau point d’eau et c’est bon à savoir car je passe quelques fois par ici, pas plus tard que la semaine dernière d’ailleurs. Nous trouvons également une boulangerie et Philippe m’offre une délicieuse collation. Le soda glacé et gazeux me restera un peu sur l’estomac sur la dizaine de kilomètres suivants mais ça fait quand même du bien par où ça passe ! Je décide finalement d’accompagner mon ami jusqu’à la sortie de Quint-Fontsegrives, peu avant Balma, plutôt que de couper par Flourens comme je l’avais initialement prévu. Nous nous séparons en nous félicitant mutuellement et en nous promettant de rouler une nouvelle fois ensemble très prochainement.
Le reste du parcours est une simple formalité et je l’effectue en roue libre en rêvant à des nouvelles aventures.

Quelle belle journée ! Merci à tous les deux.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
08/05/2023 06:58:18
Durée de déplacement
08:17:25
Durée totale
10:36:27
Arrivée
08/05/2023 17:34:45
Distance
172.54 kms
Dénivelé positif
848 m
Vitesse moyenne
20.8 kms/h
Vitesse maximale
51.2 kms/h
Altitude minimale
125 m
Altitude maximale
297 m
Puissance
147 W
Dépense énergétique
4381 kJ

Conditions

Météo
Quelques nuages
Température
12 °
Humidité
89 %
Vent
10.6 kms/h
Direction du vent
ONO

Autres participants

Hervé COVAREL

Philippe VIGNOLLES

Vélo utilisé

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