Rouge, avec Jean-Luc

Pour varier les plaisirs, je me suis livré aujourd’hui à un exercice dont je n’ai plus trop l’habitude depuis que j’ai vendu mon vélo de route et si cela m’effrayait un peu de rouler sur un circuit 100% route, je dois avouer que ça m’a fait le plus grand bien de changer d’intensité d’effort et même de profile.

La semaine dernière, j’ai commenté une sortie de mon ami Jean-Luc avec qui je n’ai plus roulé depuis un bon moment, probablement pas cette année. Il m’a répondu par une invitation à participer à la Randonnée du Relais organisée par le Cyclo Randonneur de Pechbonnieu. Comme je n’avais rien de prévu ce weekend, que le départ et l’arrivée ne sont qu’à un quart d’heure de chez moi en voiture, que la météo est toujours exceptionnelle pour la saison et surtout que je me réjouissais de pouvoir retrouver Jean-Luc après si longtemps, je ne pouvais décemment pas refuser.

Il n’est plus de secret que je ne suis plus le super grimpeur que je n’ai jamais été, aussi je redoutais un peu de devoir m’approcher des 1000 m de dénivelé, ce qui constitue plus ou moins ma limite (connue, du moins). La distance ne m’effraie pas particulièrement, même si j’ai un peu roulé cette semaine et que, 2 jours auparavant, je n’avais pas franchement les jambes. J’été surtout le seul participant, à ma connaissance, à rouler sur un vélo de gravel avec un mono-plateau de 38 dents, une cassette 11/46 à l’arrière et des pneus Hutchinson Touareg de 40 mm presque neufs, donc plutôt taillés pour les single track en forêts. Ca en a d’ailleurs surpris plus d’un mais j’étais prêt à relever ce petit défi.

En fait, ce n’en est pas véritablement un car un vélo de gravel peut presque tout faire, simplement il le fait nettement moins bien qu’un autre vélo. Il est donc forcément beaucoup moins véloce qu’un vélo de route, même à poids plus ou moins comparable. Avec un binôme aussi puissant et motivé que Jean-Luc, je n’avais d’autre choix que de m’accrocher car je ne sais pas si c’est lui qui a progressé de façon spectaculaire ou si c’est moi qui me fait plus vieux ou si c’est les deux, la différence de niveau est assez flagrante et je l’ai senti dès la première côte, en montant vers Bazus depuis Montberon. Je n’ai pas été distancé mais le souffle était déjà court.

La courte descente après Jamet en direction de Montjoire m’a permis de reprendre un peu de couleurs avant d’attaquer une longue portion de faux-plat montant jusqu’à la périphérie de Montastruc-la-Conseillère. Comme toujours, après la traversée de Montpitol, la côte qui part des abords du Lac de Laragou en direction de Verfeil me met quelque peu en difficulté. Elle n’est pas très pentue mais ça doit être psychologique : c’est une interminable ligne droite souvent exposée au vent de face et que je prends habituellement en fin de parcours. La bonne nouvelle, c’est que nous avons déjà parcouru plus de 35 kms et que le ravitaillement de St-Pierre, à mi-parcours, n’est plus très loin. Il faut cependant aller le chercher et ça a beau être relativement court, ça pique un peu.

Le temps de boire un verre de coca, d’avaler un pruneau et un quartier d’orange sans oublier la petite escale technique qui consiste à se débarrasser de tout liquide superflu et nous voilà déjà repartis pour la deuxième moitié. Au passage, je salue l’extrême gentillesse des organisateurs et des bénévoles qui ont été aux petits soins au départ, au ravito et à l’arrivée : je reviendrai, c’est certain. Mais nous n’en sommes pas là. Après être redescendus sur la D20, je réalise que nous sommes à Teulat et que, pour la troisième fois en moins de deux semaines, j’escalade encore cette côte que, pour être tout à fait honnête, j’apprécie bien. Cette ascension sera plus courte car à l’intersection juste avant En Coupet, nous redescendons un peu avant de remonter vers Montcabrier. Cette fois, je termine sur mon plus gros pignon et Jean-Luc me dépose sans visiblement trop forcer. Je me console en regardant mon GPS m’indiquant une moyenne horaire bien plus élevée que ce que je fais d’habitude et de plus, je ne suis pas à la dérive. Je sais simplement que le parcours finit en beauté et que le plus dur reste à venir. Je retrouve Jean-Luc dans la montée vers Bourg-St-Bernard et je gère mes efforts sur les 5 kms de plat qui précède une nouvelle difficulté : la côte du château de Roques. Je roule pas mal dans le coin mais celle-là, je ne la connaissais pas et je me souviendrai des 8% de la pente. Je la passe à l’arrache en essayant de ne pas laisser Jean-Luc me perdre. Il est loin le temps où il a explosé son PR en se calant dans ma roue !

Après une petite dizaine de kilomètres sans difficulté qui nous font traverser Gauré jusqu’à Mondouzil, nous entamons la descente vers Beaupuy avant d’attaquer, au km 76.5, le plat principal du jour pour rallier Castelmaurou. Je me surprends agréablement en passant les 10% assez facilement, assez loin tout de même de Jean-Luc qui m’attend au premier replat pour finir les dix derniers kilomètres pieds au plancher.

Ah, au fait, pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que nous venons de boucler le circuit rouge, le plus long des trois proposés par ce très sympathique club qui n’a de randonneurs que le nom. Ca envoie du steak, j’ai sûrement explosé tous mes PR, à mon tour.

Jean-Luc m’invite à boire une bière chez lui (en fait, plutôt deux si je recompte), à Montberon, et une heure plus tard, je repars chez moi avec un énorme colis de fruits et de légumes que Corinne et lui m’ont offert. Il y a pire comme journée. Merci à vous deux, vous êtes des amours et c’est promis, cette fois on ne laissera plus une année s’écouler avant la prochaine.

Un petit clin d’œil aussi amical à mon pote Gillou de la grande famille Ô Gravel que j’ai eu l’occasion de revoir très brièvement au départ. Il roulait avec les fusées du TOAC et on ne joue pas dans la même division mais on aura d’autres occasions de partager la route et les chemins.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
01/10/2023 08:07:55
Durée de déplacement
03:44:13
Durée totale
03:55:00
Arrivée
01/10/2023 12:03:45
Distance
87.93 kms
Dénivelé positif
933 m
Vitesse moyenne
23.5 kms/h
Vitesse maximale
62.4 kms/h
Altitude minimale
126 m
Altitude maximale
238 m
Puissance
0 W
Dépense énergétique
0 kJ

Conditions

Météo
Dégagé
Température
14 °
Humidité
94 %
Vent
4.9 kms/h
Direction du vent
ESE

Autres participants

Jean-Luc FAY

Vélo utilisé

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