Retour sur les chemins du SICOVAL

Je n’y étais jamais retourné depuis la Special Ride du mois de juin 2022 et pourtant, j’avais adoré ce parcours. Alors quand j’ai lu sur Strava que Philippe V. a été y faire un tour avant-hier, moi qui étais en panne d’inspiration pour une belle sortie, ça a immédiatement fait tilt. Malheureusement, hier il s’est mis à pleuvoir quand je m’apprêtais à partir et donc j’ai remis ça au lendemain et bien m’en a pris car il a fait un temps splendide. Je ne pouvais rêver d’un ciel plus bleu et curieusement, il ne faisait pas trop froid, contrairement à ce qui était annoncé. J’ai tout de même revêtu une doudoune, mes couvre-chaussures et mes gants tout neufs et à aucun moment, je n’ai eu froid. Je ne peux pas en dire autant du vent, bien présent sur toute la première moitié du parcours mais ce n’était pas de nature à contrecarrer mes projets d’évasion.
Je suis donc parti peu après 11 heures, après avoir équipé mon VAE qui était resté au garage depuis le début du mois de janvier. J’ai certainement dû faire une erreur de manipulation en modifiant certains paramètres de mon GPS, réduisant la luminosité à 50% : j’avais tellement de mal à lire la trace que j’avais téléchargé que je l’ai malencontreusement prise dans le sens inverse mais finalement, ce n’était pas plus mal car les chemins qui longent l’Hers et la Saune étaient parfaitement secs, malgré les averses de la veille. Au passage, je ne peux m’empêcher de prendre en photo le grillage défoncé qui m’a valu une belle frayeur lorsque je l’ai percuté de plein fouet lors d’une nocturne avec Julien, le 2 janvier dernier. Quand on voit l’état, on comprend mieux pourquoi il m’a éjecté de ma monture !

Arrivé à St-Orens de Gameville, j’ai décidé de m’arrêter pour corriger la luminosité de mon GPS car je ne m’aventure pas très souvent de ce côté-là. Direction Auzielle, puis Odars pour rejoindre Belberaud en longeant l’est d’Escalquens. Je reconnais bien sûr bon nombre d’endroits, notamment celui où précisément j’ai été forcé d’interrompre la sortie nocturne du 11 novembre 2022 sur crevaison dans la montée vers Cayras, mais étrangement, d’autres me semblent beaucoup moins familiers. Est-ce le fait de faire l’itinéraire dans le sens inverse ou ai-je déjà l’âge d’oublier certaines choses ? Probablement un peu les deux mais s’il est une chose qui est restée gravée dans ma mémoire, ce sont les lamas et les kangourous. J’ai bien vu les premiers, mais il fait probablement trop froid et les marsupiaux ont dû rester bien au chaud, à mon grand regret. J’aurais bien voulu faire une photo pour l’envoyer à l’ami Fulbert, référence à une sortie à Roquesérière où trois kangourous font le spectacle des cyclos qui passent par là pour la première fois.

Il y a quelques beaux passages en forêt entre Belberaud et Montlaur et surtout, ce n’est pas tout plat. Je ne connais pas exactement les pourcentages de la montée vers le magnifique Château de Montlaur mais ils sont impressionnants. Cette fois-ci, je passe assez bien en VAE mais je l’avais déjà escaladée en VTT avec beaucoup de difficulté car le sol est vraiment raviné et fuyant. On peut également admirer au loin de superbes demeures comme le Château de la Terrasse, sur la portion qui mène à Baziège, puis Labastide-Beauvoir.

La montée vers Fourquevaux marque particulièrement mon esprit car elle est non seulement très abrupte mais aussi très étroite et il est difficile de tenir l’équilibre sur un sol tapissé de feuilles mortes et de branchages. Pas étonnant de voir la tête que faisait ce monsieur croisé en chemin juste avant que je n’aborde ce passage : il a dû me prendre pour un extra-terrestre !

La longue ligne droite qui mène jusqu’à Lauzerville me permet de remonter un peu la moyenne en dépit du vent qui souffle en violentes rafales. La plupart du temps, il est relativement favorable sur le chemin du retour mais il se fait tout de même bien ressentir. Un court instant, je me retrouve sur les berges de la Saune que je connais par cœur et j’hésite à continuer dans cette direction mais je n’aime pas passer deux fois au même endroit dans la même journée, donc je décide finalement de rester sur ma trace initiale et j’escalade les Coteaux d’Aigrefeuille par un itinéraire inédit. La pente est raide et lorsque j’atteins enfin le Ruisseau des Arbanèdes en contrebas, je me rends compte que la piste n’existe plus. Je continue un peu en forêt, à la recherche d’un passage car la trace continue juste un peu plus loin mais il m’est impossible de l’atteindre. Je fais donc demi-tour et un peu plus loin, je tombe sur un cul-de-sac qui m’oblige encore de revenir sur mes traces. Il n’y a visiblement pas d’autre alternative que de rallier Montauriol par la route, en empruntant la D1 et je décide de poursuivre sur le bitume sur la D826, en dépit de la circulation. Finalement, je pique en direction de Flourens et de Mons, un secteur que je connais mieux.

Le retour se fait par la forêt de Cantalauze, Mondouzil, le chemin de l’Huilerie et Montrabé, mes terrains de jeux habituels. Une belle sortie de presque 100 kms qui démontre une fois de plus que les batteries perdent près de 30% de leur autonomie en hiver car, à l’arrivée, il me reste à peine 2 barres sur la seconde batterie.

Vues : 2

Trace et profil

Download file: VAE_20230208_1725.gpx

Relevés GPS

Départ
08/02/2023 11:12:43
Durée de déplacement
05:27:54
Durée totale
06:11:28
Arrivée
08/02/2023 17:24:11
Distance
98.49 kms
Dénivelé positif
1211 m
Vitesse moyenne
18 kms/h
Vitesse maximale
69.3 kms/h
Altitude minimale
123 m
Altitude maximale
261 m
Puissance
184 W
Dépense énergétique
3612 kJ

Conditions

Météo
Dégagé, beau soleil jusqu'à 16h00
Température
5 °
Humidité
68 %
Vent
16.3 kms/h
Direction du vent
ESE

Autres participants

Aucun

Vélo utilisé

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