Reconnaissance et errance

Partir en balade avec une personne non-voyante ne s’improvise pas, à plus forte raison que je ne sais pas encore si demain, Sophie et moi serons accompagnés. La sortie d’avant-hier nous aura appris que certains chemins n’ont pas vraiment eu le temps de sécher, que l’herbe peut être haute, voire très haute par endroits car le mois d’avril a été bien pluvieux. Aujourd’hui, c’est grand soleil et les températures sont estivales mais les prévisions météo ne sont pas vraiment optimistes pour demain alors, avant tout, une petite reconnaissance s’imposait, histoire de mettre toutes les chances de notre côté si la pluie ne s’invite pas.

Comme jeudi, j’ai d’abord pris le chemin blanc qui part du Sumo Park de Montrabé, qui passe par le complexe sportif de Malpas et qui rejoint Mondouzil par le chemin de Borde Haute. Je suis alors sur l’un de mes itinéraires favoris que j’empruntais régulièrement lorsque j’ai repris le vélo. A cette époque, je ne connaissais pas grand chose d’autre à part le Lac de St-Caprais. La traversée de la forêt de Mons faisait encore partie du classico mais depuis, mes explorations passées m’ont fait découvrir d’autres petites pépites que j’ai eu envie d’ajouter au programme du jour. Bien m’en a pris car mes errances m’ont permis de découvrir quelques petites variantes très ludiques par lesquelles je n’étais encore jamais passé jusque là. Les bois au sud-est de Mons offrent des possibilités infinies et je croyais plus ou moins les connaître toutes mais il suffit parfois d’oser s’engager sur un chemin inconnu pour découvrir un autre petit paradis.

Le Chemin de la Briqueterie, celui de l’Hermitage et celui du Moulin me sont familiers : le deuxième nommé est un étroit single tortueux dont certains passages sont assez techniques et souvent très gras après un épisode pluvieux. Il est très bien entretenu mais n’en reste pas moins bien délicat : je me rends compte qu’il serait risqué d’y engager un tandem, à plus forte raison avec Sophie. Dommage car c’est l’un de mes spots préférés et je me dis qu’il plaira sûrement à Marc quand nous irons faire du gravel ensemble. Je remonte sur Mons par un chemin que je me rappelle avoir emprunté avec Alphonse et Julien et je me demande encore comment ce dernier a fait pour passer ce véritable petit mur sans poser pied à terre. L’herbe fraîchement coupée n’a pas été ramassée et l’adhérence était quasi nulle : premier poussage sur quelques dizaines de mètres avant de retrouver une pente plus douce.

Après une courte descente, je retrouve le Chemin de la Mouyssaguèse et je suis de retour sur l’itinéraire du classico mais je n’y reste pas très longtemps car j’en sors pour grimper jusqu’à Flourens, le premier des trois lacs de la journée. J’en fais rapidement le tour avant de monter jusqu’au Stade Michel Vergnot avant de rejoindre Quint-Fonsegrives par la M826, la route de Castres. De là, je n’ai aucune peine à retrouver les berges de la Saune que je longe jusqu’au deuxième lac de la journée, le Lac de Ste-Foy-d’Aigrefeuille. C’est plutôt plat mais cette longue portion off-road comporte quelques petits pièges, notamment quand certains segments ne sont pas entretenus par les agriculteurs. En dépit de l’herbe dont la hauteur dépasse parfois celle du cycliste assis sur sa machine, la trace reste suffisamment visible pour ne pas glisser dans une ornière ou sur une racine mais il faut tout de même une attention de tous les instants.

Le Lac de Ste-Foy-d’Aigrefeuille est une véritable petite pépite et je ne me lasse jamais d’y revenir et d’en faire le tour. Les promeneurs ne sont pas trop nombreux en ce weekend prolongé durant lequel bon nombre de Toulousains ont préféré partir à la mer ou tout simplement ailleurs. Je n’ai croisé qu’un seul cycliste et quelques marcheurs : tous se sont écartés très gentiment en me gratifiant d’un large sourire et d’un petit signe amical de la main. Je ne manque jamais de saluer les personnes dont je croise le chemin, lorsqu’elles ne baissent pas la tête et regardent leurs chaussures. Je remercie aussi quand on me cède le passage en s’écartant alors que je ne suis pas prioritaire. Parfois même j’échange quelques mots avec les gens comme avec cette cavalière du côté de Mons qui s’est presque excusée de ne pas m’avoir entendu arriver et dont je n’ai pas voulu effrayer le cheval en passant trop près de lui. Le respect mutuel, c’est aussi simple que cela et tout le monde s’en poste bien.

Du lac, pour atteindre la route qui mène à Lauzerville, il faut passer un véritable petit mur de 500 mètres. Au plus fort de la pente, j’ai presque tout à gauche, ne réservant qu’un ou deux pignons au cas où, et il fait horriblement chaud. J’hésite à pousser jusqu’à Odars mais sans GPS, je renonce à tenter l’aventure d’autant plus que la fatigue commence à se faire sentir. A Lauzerville, je plonge donc vers les berges de la Saune dont je parcoure un bon bout dans le sens inverse pour rejoindre l’aérodrome de Balma-Lasborde et les berges de l’Hers. Et voilà enfin le troisième et dernier lac de la journée, celui de St-Caprais (ou de l’Union, au choix).

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
11/05/2024 14:03:23
Durée de déplacement
03:41:14
Durée totale
04:02:15
Arrivée
11/05/2024 18:05:38
Distance
58.86 kms
Dénivelé positif
481 m
Vitesse moyenne
16.0 kms/h
Vitesse maximale
55.9 kms/h
Altitude minimale
118 m
Altitude maximale
236 m
Puissance
0 W
Dépense énergétique
0 kJ

Conditions

Météo
Dégagé
Température
26 °
Humidité
41 %
Vent
17.7 kms/h
Direction du vent
SE

Autres participants

Aucun

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