En tandem avec Sophie, accompagnés par Marc

A l’occasion du passage de la flamme olympique en Occitanie, Sophie et moi allons rallier Rieux-Volvestre en tandem le 17 mai, accompagnés par Alain qui nous suivra en VAE pour les aspects de sécurité. Après les festivités du village olympique pour lesquelles nous rejoindrons nos amis de l’AVH, nous reviendrons sur Toulouse le lendemain, par une trace différente et un peu plus longue.

Dans le cadre de ce petit périple, nous utiliserons comme prévu le tandem personnel de Sophie et de Marc et avons prévu deux sorties d’entrainement préalables, non seulement afin que je puisse me familiariser avec le matériel, mais aussi pour vérifier que notre équipage sera capable d’effectuer les deux itinéraires avec tout ce que cela comporte. Je rappelle ici que Sophie est aveugle de naissance et que, sans entrer dans les détails, cela représente tout de même une sacrée responsabilité qui nécessite un haut niveau de complicité et de confiance réciproque car cette aventure est assez éloignée des sorties avec l’AVH.

Le parcours aller sera presque plat et relativement court (une bonne cinquantaine de kilomètres en partant de chez Sophie, un peu moins d’une dizaine de kilomètres supplémentaires pour Alain et moi puisque nous devrons d’abord nous rendre chez elle depuis St-Jean. Cela étant dit, qui peut le plus peut aussi le moins et j’ai proposé à Sophie et Marc un parcours un peu plus vallonné agrémenté de quelques portions de gravel roulantes (…du moins sur le papier, j’y reviendrai un peu plus loin).

Rendez-vous était pris chez Sophie et Marc à Croix-Daurade aux environs de 8h30. Mon vélo de gravel étant hors service pour le moment, j’ai donc pris mon bon vieux VTT pour m’y rendre et je l’ai laissé dans la configuration de l’avant-veille, celle de la sortie avec Thierry et ses élèves de l’école de Lapeyrouse-Fossat au col des Ares. Je me suis également rendu compte la veille que mon GPS avait disparu. Thierry me confirmera un peu plus tard dans la soirée que je l’avais bel et bien oublié dans le vide-poches de sa voiture. C’est donc sur mon téléphone portable que j’ai enregistré la trace et je l’ai partagé avec Marc afin qu’il puisse également la suivre sur son GPS car il me serait beaucoup plus difficile de piloter le tandem d’une main tout en regardant la trace. Cela m’a évité d’installer un support supplémentaire sur mon poste de pilotage. De toutes façons, je connais le secteur comme le fond de ma poche et même si Marc découvrait quelques passages, en particulier les chemins blancs, il est lui aussi familier avec les routes empruntées par ma trace.

Après être montés à Mondouzil par Montrabé, je pensais pouvoir passer sous Lavalette par le centre équestre mais après quelques centaines de mètres, nous avons été contraints de faire demi-tour car le chemin s’est rapidement transformé en bourbier : je ne m’y serais probablement pas non plus aventuré si j’avais été en solo, même en VAE. Du coup, la seule alternative pour éviter un large détour et une montée à peine moins compliquée, c’était de grimper à Lavalette par la route. Elle a longtemps été ma bête noire lorsque je n’avais que mon vélo de route et un braquet bien moins adapté, le plus grand pignon ne faisant que 32 dents. J’étais bien rassuré quand mes deux compères du jour m’ont confessé qu’ils avaient déjà gravi ces pentes en tandem à plusieurs reprises et effectivement, nous avons passé le passage à 13% sans la moindre difficulté.

Dans la descente sur l’autre versant, sans surprise nous croisons Marie qui était sortie en VAE, comme annoncé, avec notre ami Christian. L’occasion de lui présenter Sophie et Marc dont elle a beaucoup entendu parler sans jamais les rencontrer. Après quelques minutes à discuter au bord de la route, chacun continue son chemin car nous avons, sans nous concerter, effectué une bonne partie de l’itinéraire dans le sens inverse puisqu’ils revenaient de Gauré où nous nous rendions. Pour notre part, nous avons poursuivi en passant par St-Pierre pour rejoindre St-Marcel-Paulel.

Sophie m’ayant assuré qu’elle appréciait les portions de gravel, j’ai proposé de longer le Girou comme j’ai l’habitude de le faire quand je roule seul. Je savais qu’une partie des 10 kilomètres de chemins était condamnée par les travaux pour la construction de l’autoroute A69 qui reliera Castres à Toulouse : ce projet continue de faire grand bruit dans la région et a déjà provoqué de nombreux affrontements entre l’exécutif et les nombreux opposants. Même si cette situation est annoncée comme étant temporaire, de très nombreux endroits où j’avais l’habitude de rouler récemment sont complètement dégradés et actuellement inaccessibles. Je ne m’attendais cependant pas de tomber devant une barrière infranchissable après avoir roulé trois ou quatre kilomètres au milieu des herbes hautes, d’autant moins qu’aucun panneau n’indiquait l’existence de ces chantiers. Après une reconnaissance à pied, j’ai dû me rendre à l’évidence et, de retour vers Sophie et Marc, je n’ai eu d’autre choix que de leur annoncer qu’il fallait faire demi-tour pour retrouver la route.

Nous sommes donc restés sur le bitume jusqu’à St-Marcel-Paulel avant d’emprunter le chemin blanc d’Aurival pour rejoindre Gragnague. Celui-là, je savais qu’il est parfaitement praticable par tous les temps et qu’il n’est pas directement sur le trajet de l’A69. Sophie éprouvant le besoin de se ravitailler, nous nous sommes arrêtés un long moment sur un banc, à l’entrée du cimetière de Gragnague avant d’affronter la dernère difficulté de la journée, la montée par la route de la Faure jusqu’à Blanquet et la route des Crêtes qui rejoint Beaupuy et Montrabé, une autre de mes anciennes bêtes noires à l’époque pas si éloignée où je grimpais beaucoup moins bien.

Le weekend prolongé du 8 mai a éloigné les Toulousains de la ville rose, au point que nous nous sommes étonnés de voir si peu de circulation. Même sur la route de Lavaurt qui nous ramenait vers St-Jean, nous n’avons pratiquement rencontré personne alors que cette route est habituellement très passante. Même constat en arrivant en ville apr la route d’Albi, presque fluide.

Au final, une belle et agréable escapade sous le soleil de plus de 75 kilomètres (je n’ai commencé à enregistrer qu’au départ de Croix-Daurade) et un parcours assez varié avec quelques belles bosses. Nous recommencerons dès dimanche, si la météo se maintient et ne pertube pas nos projets d’entrainement. Merci mes amis !

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
09/05/2024 08:48:39
Durée de déplacement
04:38:46
Durée totale
05:59:18
Arrivée
09/05/2024 14:47:57
Distance
67.48 kms
Dénivelé positif
581 m
Vitesse moyenne
14.5 kms/h
Vitesse maximale
47.5 kms/h
Altitude minimale
122 m
Altitude maximale
235 m
Puissance
0 W
Dépense énergétique
0 kJ

Conditions

Météo
Dégagé
Température
10 °
Humidité
86 %
Vent
2.6 kms/h
Direction du vent
NE

Autres participants

Sophie LAPONTARIQUE

Marc FALGA

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