Au pays des noisettes avec Thierry

Quand Thierry me propose de partir en reconnaissance avec lui pour préparer une prochaine sortie, je ne dis jamais non (sauf quand je ne peux vraiment pas faire autrement) et je sais que je vais probablement en baver.

La journée a plutôt mal commencé puisque je me suis levé à 5h30 du matin après une nuit plutôt agitée. Jusque là, tout allait bien, j’aime prendre mon temps pour déjeuner tranquillement et préparer mes affaires sans me stresser, mais là où tout dérape, c’est quand je veux mettre un petit coup de pompe à air dans mon pneu arrière et que l’obus de la valve tubeless me reste dans la main. Impossible de le remettre et voyant l’heure tourner, je décide de rejoindre Thierry à Garidech et d’aviser sur place car je déteste arriver en retard.

Ca ne m’empêche pas de m’arrêter à la boulangerie et de prendre quelques viennoiseries pour nous et la famille de Thierry qui m’accueille toujours les bras ouverts, c’est bien la moindre des choses.
J’ai été bien inspiré car Thierry constate finalement que l’axe de la valve est cassé net et nous perdons plus d’une heure à remplacer la valve, le fond de jante et à refaire l’appoint de préventif pour les deux pneus (tant qu’à faire). J’ai de la chance d’être tombé sur un mécano d’exception qui sait tout faire et a tout ce qu’il faut en stock, sans quoi j’étais bon pour rentrer à la maison pour récupérer mon autre VTT (musculaire) et là, ça aurait changé beaucoup de choses.

Depuis les quelques mois que je connais Thierry, j’ai aussi appris qu’il ne faut jamais prendre ce qu’il dit au pied de la lettre. Quand, par exemple, il dit que « Oui, 110 kms mais il n’y a pas beaucoup de dénivelé », il faut comprendre qu’on a déjà fait pire mais qu’il faut quand même passer quelques bosses (certaines proches de 20% si mon GPS fonctionne mieux que celui de Thierry).

Je ne sais pas comment il fait pour tracer des itinéraires pareils : après un départ assez tranquille pour sortir de Grenade, on est vite rentré dans le vif du sujet du côté de Mignan avec la traversée de Grand Bois, un single en forêt très dense et des épineux qui rajoutent quelques griffures supplémentaires sur les avant-bras et les tibias. Une ronce m’a même arraché un bout de mon beau maillot aux couleurs de BMC, la marque de mon vélo. Bon, j’aurais au moins porté mon cadeau d’anniversaire 2 bons mois mais madame fait un peu la gueule !… Une succession de chemins agricoles, de sous-bois et de petites routes campagnardes nous permet de rouler assez souvent côte à côte et pendant que Thierry me fait profiter de sa connaissance du terrain, nous atteignons et traversons déjà Launac, puis St-Cézert. Un nouveau petit mur à escalader, assez court mais bien pentu, nous attend pour rejoindre Le Burgaud. Thierry qui est définitivement intarissable me raconte qu’il a enseigné dans le coin qu’il connaît donc très bien et me fait découvrir Anima Parc : excellente idée pour des grands parents qui ne savent plus quoi faire avec leurs petits-enfants et on en a un wagon plein !

Les kilomètres défilent sans que je m’en rende vraiment compte : l’allure a bien ralenti en longeant le bois du Burgaud par l’Est avec encore quelques belles grimpettes. Très avantagé par l’assistance électrique, je monte en tête, dépasse un couple de randonneurs avec lesquels j’échange quelques mots en attendant mon compagnon de route. Nous les retrouverons à plusieurs reprises et les plaisanteries vont bon train au sujet de qui poursuit qui.

Après une longue portion de terrain plat sur des chemins agricoles, nous arrivons à Beaupuy. Le profil devient soudain beaucoup plus accidenté avec une belle montée du côté de Biscans. C’est une reconnaissance, donc on se perd un peu, on teste des chemins : certains n’existent plus, d’autres sont devenus impraticables ou ont été privatisés, parfois on se trompe. Ca pourrait agacer certains, moi je n’ai pas d’états d’âme et je n’ai pas l’impression de perdre mon temps. Je sais que Thierry est dans le même état d’esprit et tout va bien, malgré les petites galères. Pour découvrir de nouveaux segments, il faut parfois se casser le nez sur des pistes qui n’en sont pas vraiment et ça nous est arrivé à plusieurs reprises.
Terrible montée vers le lieu-dit Gayraux et ce n’est pas la dernière de la journée. La montée de Comberouger au domaine de la Tucayne est également assez exigeante mais c’est là que nous nous arrêtons pour rendre au visite au viticulteur chez qui nous prendrons le repas, le jour de la Surprise Ride, le 22 octobre prochain. Très sympa, il nous offre une bonne bière que nous savourons avec plaisir et nous discutons un bon moment avec lui. Nous sommes au km 65 et je profite de l’arrêt pour changer de batterie car je m’aperçois qu’il ne me reste déjà plus qu’une barre sur cinq.
En repartant, je découvre que j’ai un message d’erreur sur mon écran de contrôle et je me rend compte que le moteur ne me donne plus aucune assistance. Impossible de grimper de la Passade à Vignols dans ces conditions : la pente est trop raide pour un vélo de près 23 kg. Le cardio monte tellement haut que j’explose littéralement à mi pente. Je finis en poussant et je me dis que l’enfer commence ici, pour moi. La descente qui suit me permet de récupérer un peu mais Thierry me conseille de rentrer au plus court par la route et nous décidons qu’il terminera la reconnaissance en solo pour nous retrouver au parking, à Grenade.

Il était à peine parti que je réactive ma batterie pour la énième fois et, à ma grande surprise, tout redevient normal. Miraculeusement, je retrouve Thierry quelques centaines de mètres plus loin car il a simplement effectué une boucle en sous-bois pour revenir sur l’axe routier où je me trouvais.
La suite s’est passé dans de bonnes conditions pour moi, malgré que nous nous soyons encore perdus plusieurs fois, notamment dans le bois de Bouscarras où il a fallu pousser fort pour sortir de ce guet apens : c’est décidé, ce passage sautera.

Nous traversons Notre-Dame de la Croix, Savènes, Aucamville à un bon rythme puis le retour sur Grenade est un simple formalité mais il était quand même temps que nous arrivions.
La trace aura besoin d’être un peu revisitée mais le parcours est, dans l’ensemble, plutôt très sympathique et le dernier petit single en fin de parcours en sera l’ultime récompense : pas facile du tout mais on ne peut plus ludique, un vrai régal ! J’espère que nous serons nombreux à en profiter, le jour J.

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Trace et profil

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Relevés GPS

Départ
10/09/2022 10:00:17
Durée de déplacement
06:41:30
Durée totale
09:21:50
Arrivée
10/09/2022 19:22:07
Distance
119.07 kms
Dénivelé positif
1241 m
Vitesse moyenne
17.8 kms/h
Vitesse maximale
58.2 kms/h
Altitude minimale
109 m
Altitude maximale
260 m
Puissance
178 W
Dépense énergétique
4286 kJ

Conditions

Météo
Dégagé
Température
17 °
Humidité
83 %
Vent
3 kms/h
Direction du vent
NE

Autres participants

Thierry SCHIAVI

Vélo utilisé

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